La famille postuaise

 

 

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Le Raduno Postuese     retour

Le 39 ème Raduno à ANGERS

Les Piémontais de Postua en famille à Angers

Useo, Dosso, Novello... Immigrés de la première génération et leurs descendants, ils n'ont jamais oublié Postua, le petit village piémontais de leurs racines. Samedi et dimanche, à Angers, ils se sont comptés 170, un peu comme une grande famille.

  « Je faisais de la couture. On se contentait de peu, mais on vivait bien ». Cornelia Useo, 81 ans, garde dans son cœur tout l'amour de Postua, son village natal, niché dans la montagne piémontaise, qu'elle quitta en 1937. « Les filatures ne pouvaient employer tout le monde, et puis les salaires étaient très bas. Alors, les hommes sont partis », C'est ainsi que Postua a perdu la moitié de ses habitants en un demi siècle : ils sont 550 à y demeurer aujourd'hui. « Perdu » ? Pas vraiment, en réalité. Les racines étaient si fortement ancrées que ces émigrés italiens y puisent comme une énergie sans cesse renouvelée. Les enfants suivent. Et les petits enfants.

Les neveux et les petits-neveux. Il y a les photos jaunies.

Les fêtes de famille à n'en plus finir. La parole transmise, le respect des anciens dont beaucoup ont passé les Alpes pour venir en France « travailler dans le ciment».  

39° rendez-vous

Et c'est une petite communauté cimentée, en effet, qui, depuis 1959, sans déroger, se retrouve deux jours par an, dans une ville de France, en esprit à la fois clanique et ouvert au monde. C'est le « Raduno postuese ». Samedi et dimanche, à Angers, ils étaient 170 au 39° rendez vous. Emigrés pur jus et descendants.

Les Verceletto,  Novello  et autre Ronco. Ils sont aujourd'hui maçons, toujours, encore, même si la tradition s'effiloche : dans la deuxième ou troisième génération d'immigrés on trouve des médecins, des dentistes, des commerçants, et même un avocat conseiller général de Mayenne (François Zochetto).

Au musée Jean-Lurçat où les a reçus, samedi, Alain Lebouc, conseiller municipal « épaté par ce mouvement cet idée originale », Cornélia Useo a, pour une brochette de journalistes, parlé avec pudeur, de Rodolfo, son mari décédé il y a 25 ans.

Un garçon du village qui avait quitté Postua en 1924 pour « faire le maçon » et que Cornélia suivit, pour l'épouser, en 1937 avant de s'établir à Plouha, près de Paimpol. Son neveu Jean Claude, 57 ans, maçon, était là. Et son petit neveu Alain, 28 ans, VRP, heureux de « retrouver la famille », de « revoir tant de têtes connues » et de témoigner « comme une solidarité ».

Après « le Chant du Monde », la grande « famille » de Postua a visité le musée de la Communication de Pignerolle et le château d'Angers. Et comme tous ne possédaient pas un appareil photo à grand angle, c'est dans le monumental escalier, au pied de la cathédrale que le 39e rassemblement a été immortalisé. Le tirage figurera sans doute en bonne place dans la petite maison que Cornélia possède toujours à Postua, où elle passe tous ses étés.

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postua.raduno - mise à jour site 02-sept.-2015.

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