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CHRONIQUE FAMILIALE

GENEALOGIE ET

HISTOIRE D’UNE FAMILLE

DANS LE PAYS DE SAINS

SAINS XVII & xviii èmes Siècles

 

Table des matières :

SAINS XVII & XVIII èmes Siècles

Les origines

SAINS 1670 – 1789

Saints 1670 à 1789

La paroisse

Les registres paroissiaux

Origine du nom de famille PELE

Famille PELE

Impôts: il faut payer

Condamnation

La vie religieuse

La mort compagne fidèle

LA PERIODE REVOLUTIONNAIRE

Les cahiers de doléances

1789

La commune

Étapes révolutionnaires

Prestation du serment

L’état civil

Etapes révolutionnaires

L’union du rocher

Rétablissement du culte

Le Concordat

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Sources pour ce chapitre

Avant-propos : [retour]

Toute étude généalogique d’une famille de quelque condition sociale qu’elle soit actuellement est un enrichissement pour l’histoire même de la société, car il n’y a pas de " vieille famille " ou de " jeune famille ". Celles d’un duc et d’un manœuvre sont aussi anciennes. Il y a des familles plus ou moins connues, plus ou moins puissantes, mais qui ont toutes contribué à la formation de la nation

La constitution de son arbre généalogique pour passionnante en soi, nous laisse cependant une certaine insatisfaction. Nous voyons défiler des ombres et non des êtres, les informations disponibles étant limitées. Elles consistent en listes de patronymes, en noms de hameaux peu éloignés les uns des autres, en âges au mariage et au décès, en professions et dans certains cas en non-signatures ou en signatures de différents types.

Pas d'archives privées, peu d'archives notariées, seules les archives publiques, au travers des registres paroissiaux, listes de recensements, archives communales et paroissiales, cadastres, nous conduisent sur les pas de nos ancêtres.

L’étude d’une généalogie se révèle être une enquête souvent interminable. Nous sommes toujours sur la piste de quelqu’un ou de quelque chose. Il faut parfois partir dans plusieurs directions, dans les dépôts d’archives de toutes sortes et de toutes origines, pour arriver à trouver ce que l’on cherche, tellement le domaine à défricher est vaste.

Cette étude généalogique nous amène immanquablement à étudier aussi l’histoire locale ainsi que l’histoire sociale le tout étant lié.

Aussi ce qui va suivre n’est ni une histoire, ni un journal mais plutôt un essai, une étape pour laquelle il est impossible d’insérer le mot fin. Il reste toujours des découvertes à réaliser, des archives à explorer.

Puisse ce travail être un jour repris par l’un de nos descendants pour lequel ce sera une base de travail, je serai alors heureux d’avoir pu contribuer ainsi à lui faire faire un petit pas dans la connaissance de notre famille.

Les origines [retour]

L’occupation humaine de la région remonte à la plus haute antiquité, peut-être le troisième ou quatrième millénaire avant J.C., d’assez nombreux vestiges en témoignent, quelques uns sont détruits, d’autres existent encore.

Époque mégalithique :

On trouve plusieurs monuments mégalithiques, des trouvailles de haches de pierre ont été faites, notamment à Saint-Broladre, Saint-Marcan, Roz-sur-Couesnon, Vieux-Viel, Sougeal, Trans, Broualan et Pleine-Fougères.

Époque du bronze :

A Saint-Broladre, en 1889, près de la Ville Artur, environ 300 haches de bronze furent trouvées dans une cachette.

A Saint-Marcan, environ 200 haches à douille en bronze .

A Trans, une hache à douille.

Toutes ces trouvailles révèlent une occupation de la région dans la première moitié du premier millénaire avant J.C.

Époque Gallo-Romaine :

De nombreux sites d’occupation gallo-romaine ont pu être révélés par la prospection aérienne et la prospection au sol.

La voie romaine Corseul-Avranches traversait la région au nord de La Boussac, au sud de Saint-Broladre et de Sains et à la limite de Pleine-Fougères et Saint-Georges de Gréhaigne jusqu’aux Milardières.

Époque Bretonne :

Le VIème siècle, voit l’immigration de groupes bretons venant de l’île de Bretagne et s’installant sur notre territoire. C’est l’arrivée des saints Fondateurs, Saint-Samson, Saint-Magloire.

Époque des invasions :

Une bande normande, vaincue à Nantes vient s’établir dans la forêt de Trans puis ravage tout à l’entour jusqu’au pays de Rennes. Les populations se défendent comme elles le peuvent en se regroupant dans des fortification rudimentaires faites de terre et de branchages : ce sont les mottes féodales, haies et même plessis.

Du XIIIème au XVIIème siècle :

C’est une période d’insécurité, de luttes entre provinces de Bretagne et de Normandie, luttes entre seigneurs rivaux, guerre de succession de Bretagne et guerre dite de " Cent ans ".

Luttes d’influences religieuse aussi : malgré la présence d’un important noyau à Pontorson, avec les Montgomery, le protestantisme a peu de succès dans la région sauf dans les îlots de Villormel en Pleine-Fougères et l’Oseraye en Sougeal.

XVIIIème siècle :

C’est la période de reconstruction ou de réfection de la plupart des manoirs et demeures seigneuriales de la région et pour certaines de la décadence précédant l’abandon définitif.

C’est aussi la période ou la tenue des registres pour les baptêmes, mariages, sépultures est bien établie dans toutes les paroisses. C’est la période à partir de laquelle on peut avec certitude retrouver la trace de nos ancêtres pour établir notre généalogie.

SAINS XVII & xviii èmes Siècles

Repères historiques : [retour]

1648 : Traité de Westphalie qui met fin à la guerre de trente ans.

1661 : Début du règne de Louis XIV.

1672 : Guerre contre la Hollande suivie de la guerre contre l’Angleterre qui attaque Saint Malo en 1693 avec une " machine infernale ".

1675 : Révolte du papier timbré à Rennes.

1676 : Philippe Thoreau, frère de l’évêque de Dol, fait construire une fontaine dans la grande rue de Dol.

1685 : Révocation de l’édit de Nantes.

1689 : Création de l’intendance de Bretagne.

1710 : Louis XIV établit l’impôt du dixième.

1715 : Mort de Louis XIV.

1715 :-1774 : Lois XV Roi de France.

1716 : Le 12 juillet, Mgr de Sourches sacré évêque de Dol.1737 : Le 19 décembre inauguration du collège de Dol, le recteur de Saints assiste à cette inauguration.

1748 : Décès de l’évêque de dol remplacé par Mgr Dondel en 1749.

1749 : Création d’un nouvel impôt, le vingtième.

1756 : guerre de 7 ans où la France perd la Louisiane.

1758 : Invasion du Clos-Poulet par une armée anglaise.

1767 :Le 6 septembre, Mgr de Hercé évêque de Dol.

1768 : Acquisition de la Corse.

1777-1781 : Chateaubriand est élève au collège de Dol

1774-1792 : Louis XVI Roi de France.

1779 : Suppression du servage sur les domaines royaux.

8 août 1788 : Décret de convocation des États Généraux.

1789 : Louis XVI convoque les états généraux.

SAINS 1670 – 1789

Aussi loin que nous puissions remonter les registres paroissiaux, nous trouvons la famille PELE à Sains.

Gilles Pelé, laboureur de Sains en Haute Bretagne, connaît le nom du roi de France : "  Louis XIV ". Ce dernier, naturellement, ignore jusqu’à l’existence de ce modeste paysan. L’un est le symbole de l’autorité. L’autre, un français parmi vingt-cinq millions, subit cette autorité a travers une administration dont il ne soupçonne pas la complexité.

Le pays est divisé en généralités avec à leur tête un intendant nommé par le roi.

En Bretagne, les représentants de l’état sont les Etats de la province et le Parlement de Rennes.

Gilles Pelé, lui, ne perçoit le pouvoir qu’a travers les différentes situations de sa vie quotidienne : les conflits avec les voisins, la levée des impôts, la corvée.

Mais il est d’abord un paysan, c’est à dire quelqu’un qui travaille et élève sa famille sur une terre.

La paroisse. [retour]

Pour Gilles Pelé, comme pour tous les paysans, avant d’être français ou breton, on est d’abord d’une paroisse.

La paroisse, c’est la communauté des fidèles, avec son église comme lieu de culte, son pasteur qui a charge d’âmes, ses institutions propres qui sont aux mains du " général " de la paroisse. Son territoire a servi de cellule élémentaire à l’administration royale, surtout quand elle a étendu sa fiscalité à tout le royaume.

La paroisse de Sains qui a pour Saint Patron Saint-Pierre, en effet, Jean, archevêque de Dol, sacré en 1082, accorda avant l’an 1093 à Roger, abbé du Mont Saint-Michel, une rente de 10 sols sur le moulin de Saints, " molendinum de Sainz (10) (8). Il apparaît que cette paroisse ne dépendait pas de la juridiction épiscopale contrairement a toutes les paroisses environnantes, et qu’elle était donc de " nul diocèse ".(4)

L’étymologie de Sains parait venir de Sain (Sanus) plutôt que de Saint (Sanctus) car la salubrité de son air faisait la réputation de cette commune. Ainsi l’orthographe de ce nom a beaucoup varié : Sainz, Saint et Saints, l’écriture actuelle de Sains date de la fin du 19ème siècle.(4)

Cette paroisse relevait du chapitre de Dol tant au spirituel qu’au temporel par-devant nobles et vénérables chanoines de l’église cathédrale de Dol(8). Elle était partagée entre les seigneuries de Combourg, de l’Angevinière et surtout du chapitre de Dol. La limite entre ces deux juridictions devait être un ruisseau passant devant l’église et descendant vers les étangs, le chapitre possédant la partie Est de la paroisse.

Les chanoines possédaient plusieurs fiefs parmi lesquels on trouve ceux de La Barre, La Villaye, Chardrain, La Ville-Morin, une grande étendue de terre, deux moulins à eau, trois étangs et un moulin à vent où les tenanciers et vassaux du chapitre étaient tenus de moudre leurs grains et une haute justice ressortissant directement au Parlement de Bretagne sur ses fiefs et on trouvait au bourg les prisons du chapitre, et proche des étangs, les fourches patibulaires à trois piliers (8). Ils étaient très riches et ils exerçaient leur autorité sur de nombreuses terre(7). La paroisse devait même fournir un cheval lorsque l’un de ses membres devait se rendre à Rome, Le chanoine Robert Anquetil réclama cette monture en 1235.(8)

Au 17ème siècle, la haute justice de L’Angevinière appartenait à monsieur Hue de Montaigu qui possédait aussi la moyenne justice de Sève Davy.(10)

La paroisse de Sains, qui au 18ème siècle comptait 900 communiants, dépendait de l’évêché de Dol et la collation de la cure appartenait au chapitre de Dol. Dans ce pays de bocage se trouvent plusieurs étangs enclavés dans une suite de ravins dont le plus accidenté prend le nom de val aux bretons, sur lesquels étaient des moulins à eau. On y trouve aussi une lande très étendue et des bois. Le reste des terres est bien cultivé et produit du grain et du cidre.(10)

Les hommes se sont regroupés autour de l’église dans le bourg, les maisons serrées les unes contre les autres dessinent deux ou trois rues. Y sont installés la plupart des marchands et des artisans. Le reste de la population habite un grand nombre de maisons, de fermes isolées ou de petits villages, composés de quelques habitations, éparpillés sur tout le territoire de la paroisse, au bout de mauvais chemins creux. Chateaubriand parcourant la campagne la décrit ainsi : " Des bruyères guirlandées de bois, des friches à peine écrêtées, des semailles de blé noir, court et pauvre, et d’indigentes avenières. Des paysans à sayons de peau de bique, à cheveux longs, pressaient des bœufs maigres avec des cris aigus et marchaient à la queue d’une lourde charrue, comme des faunes labourant. "

La paroisse vivait en circuit presque fermé. Les paysans apportaient leurs céréales au meunier, qui leur rendait leur farine ; Ils portaient leur lin, leur laine, leur chanvre filés au tisserand, qui leur rendait les toiles tissées. Ajoutons le charron, le forgeron, etc. . , et voilà cette communauté rurale qui a vécu ainsi pendant des siècles. Le monde connu se limitait pour beaucoup à la paroisse et aux paroisses voisines que l’on pouvait atteindre à pied ou à cheval. Seuls les colporteurs apportaient les nouvelles de l’extérieur.

Les registres paroissiaux. [retour]

Le premier registre paroissial de Sains débute le 19 juillet 1624 par le baptême de Jacques Vigour. Les actes de baptême se succèdent sans interruption jusqu’à la fin de l’année 1631. Ils sont difficiles à lire et ont été rédigés par François Legros.(6)

Ils reprennent à partir de 1635, mais plusieurs manquent pour les années 1641, 1644 et 1648. Depuis le 1er Janvier 1635, jusqu’au 7 Mai 1666, tous les actes conservés sont écrits et signés par Mire Julien Busnel (4). Cependant il est certain que M. Busnel a été absent, ou du moins qu’il a cessé d’exercer les fonctions curiales (vicariales) à Sains, depuis le 7 Mai 1636, jusqu’au premier dimanche du même mois 1639 : lui même le constate sur le registre et déclare qu’il a été remplacé pendant ces trois ans, par Mire Jean Chambron qui était de Sains et y demeurait ; mais celui ci n’a laissé aucun écrit (4). L’année 1649 est aussi incomplète. Les années 1652 et 1666 ne comptes qu’un seul acte chacune. Cette seconde partie est signée Julien Busnel et est reliée avant la première.(4) (6)

Le second registre contient tous les actes pour les années 1675 à 1719. La rédaction des actes est d’une écriture très serrée et difficile à lire. L’année 1693 comporte seulement 3 actes sur deux pages. A partir de l’année 1671, la série des registres paroissiaux est pratiquement complète jusqu’à nos jours.(6)

En 1711, les paroissiens plantent un if devant l’église, du coté du cimetière.(4)

L’année 1740 est qualifiée dans les registres " d'année de mortalité " (4). Il est vrai que le nombre des décès fut important cette année là, mais la cause n’est pas précisée. Cependant, on sait qu'à cette époque les récoltes sont mauvaises. Après 1740, elles se succèdent même à un rythme élevé. L'historien Jean Meyer considère les années 49, 51, 52, 53, 55, 56, 68, 72 et 85 comme très mauvaises et les années 81, 82, 83 et 84  comme médiocres. Les corps affaiblis par la disette résistent alors mal aux virus.(3)

Dès 1740, on remarque quelques progrès dans la rédaction des actes de l’état civil : l’âge et l’adresse des époux sont précisés, la profession des époux et aussi parfois leurs parents. A partir de 1747 les registres sont en double exemplaire ce qui permet une meilleure lecture de ces actes.(6)

Pour la paroisse de Saints, la période de 1671 à 1709 représente 203 mariages et celle de 1710 à 1792, 403 ; Soit une moyenne d’environ six mariages par an.(13)

Durant cette période les "grandes familles de Sains " qui ont eu au moins 12 mariages dont 6 d’un garçon, sont les familles : Barbé, Besnard, Busnel, Chambron, Coureul, Desvaux, Diboul, Guerche, Hamelin, Jacob, Marbou, Mauffrais, Jeunouvrier, Pelé et Roussel.(6)

Quelques-unes unes de ces vieilles familles sont encore présentes aujourd’hui.

Origine du nom de famille PELE. [retour]

Le nom de famille, un petit mot dont on ignore souvent le sens, un petit mot, pourtant, qui pour chacun d’entre nous est des plus importants. Pour chacun il représente un héritage, une continuité, une pérennité. Il cristallise les valeurs familiales, la réussite personnelle, les relations, il fait partie intégrante de la personnalité.

Notre nom est sans doute ce à quoi nous tenons le plus, nous vivons étroitement avec lui et paradoxalement nous ignorons pourquoi nous le portons. Il n’est régi que par la coutume qui veut que l’enfant prenne le nom de son père.

L’origine des noms se situe aux environs du XIème siècle. En effet la croissance démographique du début du deuxième millénaire oblige les individus à se différencier par un surnom qui complétera leur nom de baptême devenu trop commun.

Le nom de Pelé avait deux sens différents en vieux français :

  • Il signifiait bien sur être chauve ou sans poil…
  • Au 13è siècle il était synonyme de fourré et par extension, désignait celui qui portait une peau, une fourrure.

Beaucoup de noms de famille se réfèrent en général au vêtement.

" Pélissons de bique ou fourrure d’hermine sur le dos, huvet ou coiffe sur la tète, éventuellement agrémentés de quelques rubans, ainsi allaient nos ancêtres, bravant la bise qui mort, le froid qui pénètre et la pluie qui détrempe. Des peaux ou pesles chaudes et épaisses, généralement de mouton, de lapin, de bique ou de loup, d’hermine, de martre ou de zibeline pour les plus riches, leur servaient de vêtements, et les nombreux PELISSE, PELISSON, PLISSON, PESLE, PELLE, PELLET, leur doivent leurs noms. "

L’orthographe des noms a évolué pour se fixer à la fin du siècle dernier, notre nom patronymique s’orthographie PELE mais en parcourant les registres paroissiaux, on rencontre aussi les orthographes voisines : PLE, PELLE, PELLET. Ce nom est très fréquent dans le département d’Ille et Vilaine. On le rencontre dans plus de cent localités au 17ème siècle.

Famille PELE [retour]

Ce patronyme est très ancien dans la région, dans le combournais sur l’une des plus anciennes croix datées et signées on peut lire la date de 1555 suivie du nom b.peley.

A La Fresnais une famille Pelé, disparue aujourd’hui sur cette paroisse mais qui compte encore des descendants à Baguer-Pican, est attestée par des baptêmes depuis 1565. Elle à produit des chirurgiens, notaires, procureurs, avocats à la cour et au parlement, un maire en 1800. La branche de Baguer-Pican ayant produit plusieurs prêtres dont un recteur de Lillemer et un régent du collège de Dol. Cette famille à aussi essaimé sur La Boussac, Bonnemain et Dol.

Lors de la rédaction des réformations de 1513, le rapport des exempts pour la paroisse de Cuguen est rédigé par Michel Pelé et autres.

Sur l’acte de fondation de la chapelle Saint-Gilles de la Mancellière à Baguer–Pican, en date du 25 juin 1587, l’évêque de Dol Charles de l’Espinay accorde le bénéfice de cette chapelle au chapelain Dom Guillaume Pelé.

La première rencontre que nous faisons à Sains avec notre patronyme est celle de la mention de la naissance de Gabriel Pelé, fils de Gilles Pelé et Claude Bourgyllais, qui est baptisé le 19 juillet 1676 par le recteur Jacques Letourneux en présence de son père, son parrain Gabriel De La Barre et sa marraine Jeanne Letourneux (2). Sage précaution, à cette époque, un bon quart des enfants meurent au cours de leur première année. Quoiqu’il lui arrive désormais, il ira au paradis !

Puis c’est la naissance de son frère Guillaume notre ancêtre, né le 7 novembre 1679, qui aura pour parrain Guillaume Beaudouin et pour marraine Françoise Beaudouin, demoiselle de Villecunan en Pleine Fougères, épouse de Hyacinthe Ollivier, sieur de Villecunan et sénéchal, fils de Jean Ollivier et Jullienne Guerche.

A cette époque, nous rencontrons également sur les registres la signature de Julien Pelé prêtre.

Peu de temps après la naissance de Guillaume, sa mère Claude Bourgyllais décédera le 28 novembre 1679. Elle sera inhumée dans l’église de Saints.

Gilles, son époux, et notre plus lointain ancêtre connu à Sains, pensera vite à se remarier.

C’est là que nous retrouvons Julien Pelé, avec une note inscrite sur la dernière page du registre B.M.S. de l’année 1674, ainsi libellée :

" Faisant tant pour moi que pour toute ma famille, je déclare par le présent m’opposer aux bannies de prétendre mariage d’entre Gilles Pelé et l’appelée Mathurine Coureul servante et ce pour plusieurs raisons que je déclare en justice. A déclaré d’abondant au sieur recteur que s’il passe outre et devant célébrer à la solennité du mariage de lui faire porter tout..... dommage et intérêts. " Fait le quatrième août mil six cent quatre-vingts.(2)

Pelé prêtre.

Ceci nous apprend que Julien Pelé était un proche parent de Gilles, peut être son frère ou son oncle, et qu’il devait considérer le remariage de Gilles avec une servante comme une mésalliance.

D’autant que, à cette époque, le mariage est une chose sérieuse, on se marie entre gens de même qualité, car tout autant qu’un nouveau couple se forme, ce sont deux familles qui s’allient, deux patrimoines qui s’associent.(3)

Gilles Pelé obtiendra gain de cause auprès de Julien et pourra épouser sa " servante " le 2 septembre 1681, après publication des bans par le recteur, au prône de la grande messe, les trois semaines précédentes. Comme il s’agit d’un remariage, il aura droit au " charivari " sous ses fenêtres durant les premières nuits.

Il aura pour témoins : Guillaumette Jane, Julienne Marbou et Michelle Lepeltier.

Il aura de nombreux enfants, au moins neuf d’entre eux nous sont connus, six garçons et trois filles. On peut citer :

Gabriel Pelé, fils de Claude Bourgylais, né le 19 juillet 1676, qui épousera le 9 février 1697 Françoise Coipel d’une famille notable de Pleine Fougères. Elle décédera le 8 septembre 1700 en même temps que son fils Guillaume âgé de 4 jours et sera inhumée dans l’église.

" Femme grosse a pied dans la tombe ! " dit le proverbe.(3)

Gabriel Pelé se remariera avec Jeanne Ménard le 3 février 1701. Mariage fait par autorisation du chapitre de Dol pour Jeanne Ménard et de la juridiction de l’Angevinière pour Gabriel Pelé, étant tous les deux considéré comme mineurs. Gabriel décédera le 8 novembre 1706 et sera inhumé dans l’église de Sains.(2)

Guillaume Pelé fils de Claude Bourgylais né le 7 novembre 1679 épousera Françoise Jue qui décédera le 10 juin 1718 et sera inhumée dans le cimetière. Il se remariera le 27 juin 1719 avec Anne Jarnouen de Roz sur Couesnon. C’est lui l’auteur du rameau Pelé dont nous descendons.

Laurent Pelé fils de Mathurine Coureul né le 23 août 1683 ira fonder une famille à Pleine Fougères où il épousera Mathurine Lecomte le 21 janvier 1710. Ils auront une fille Georgine, qui épousera Malo Lavallée le 25 septembre 1738.

Le 5 janvier 1683, le recteur de Sains, l’abbé Jacques Letourneux décédera et sera remplacé par Julien Pelé qui signera les registres de son nom suivi de la mention recteur.

Bientôt, sur les registres, nous rencontrons un nouveau personnage, un autre prêtre, Missire Pierre Pelé, qui signera son premier baptême le 2 mars 1687, celui de Gilette Lemesle.

Nous nous trouvons en présence de Julien Pelé recteur de Sains et de Pierre Pelé prêtre également à Sains.

Julien Pelé décédera le 25 janvier 1691 et sera inhumé dans l’église le 26. Assiste à son inhumation Pierre Pelé prêtre son frère.

Gilles Pelé décédera en octobre 1700 âgé d’environ 60 ans et sera inhumé dans l’église de Sains. A cette époque, l’église avait une nef avec un chevet droit percé d’une fenêtre en arc brisé et à meneaux ; cette nef, refaite au 17ème siècle, portait les dates de 1602 et 1698 ; une autre fenêtre en arc brisé éclairait le coté sud de la nef ; un campanile à un double clocheton se dressait au centre. Ce qui la faisait ressembler à l’église de Saint-Georges-de-Gréhaigne.

Nous n’avons pas retrouvé à Sains l’acte de naissance de Gilles Pelé qui serait né vers 1640 et nous pensons qu’il n’est pas originaire de cette commune.

Le nom Pelé étant très répandu dans le pays de Combourg, il est fort probable que nos ancêtres Pelé en seraient originaires, ayant trouvé un Gilles, un Pierre et un Julien Pelé à Combourg à cette époque et qui peuvent être ceux que l’on retrouve à Saints.

Le 15 mars 1686, pour la naissance de son fils Pierre Pelé, Gilles sera qualifié de "sieur des Fresches" . Ceci semble confirmer qu’il n’est pas originaire de Sains car il n’existe pas de lieu dit de ce nom dans cette commune. Par contre, on en trouve un au nord de Combourg sur la route de Dol, ce qui confirme notre hypothèse sur l’origine de la famille Pelé de Sains.

Nous trouvons un mariage Gilles Pelé et Claude Bourguillé le 13 janvier 1674 a Lanhélin. Cette date est en concordance avec les dates que nous connaissons sur notre ancêtre. Il s’agit bien notre Gilles, et le berceau de la famille est donc bien le pays de Combourg.

" Gilles Pelé de la paroisse de Bonnemain evesché de Dol et Claude Bourguillé de la paroisse de Lanhélain ont été épousés en l’église de Lanhélain par moy soubsigné subcuré le treizième du mois de janvier mil six cent septante et quatre en présence de Julien Lecorvaisier qui a signé, Perrine Pelé, Louise Bourguillé, Gilette Pelé, Jeanne Rouault, Missire Jacques Le Houx, ce que lad. Claude Bourguillé a signé. "

Julien Pelé subcuré de Lanhélain.

Nous trouvons le prêtre Julien Pelé qui a célébré le mariage et, avec Gilles et Claude, ce sont bien là toutes les personnes que nous retrouvons à Sains quelques années plus tard. On peut supposer que Julien ayant été nommé prêtre à Sains y ait fait venir son frère, pratique alors courante à l’époque. Ceci explique aussi la note par laquelle il s’oppose au remariage de Gilles en 1684, trouvée sur le registre B.M.S. de l’année 1674 (2); Année qui correspond à la date du mariage qu’il a célébré à Lanhélin. On connaît également M. Julien Bourguillais qui parait avoir été de Sains, toujours est-il qu’on l’y voit demeurer pendant 2 ans, (1640-1642) avec le simple titre de prêtre (4).

Cet acte nous indique que Gilles serait de Bonnemain, il pouvait y être domicilié, mais pas obligatoirement en être originaire. Le lieu dit "les fresches" que nous connaissons à Combourg se trouvant sur la route de Bonnemain.

L’étude des tables de mariages des paroisses de l’actuel département de l’Ille et Vilaine nous montre clairement que le berceau de la famille Pelé se trouve à Combourg et dans les paroisses voisines. Pour la paroisse de Combourg on dénombre 23 mariages hommes et 46 mariages de femmes au 18ème siècle, à Lourmais 14 et 21, à Cuguen 14 et 15, à Bonnemain 17 et 20, à Tréméheuc 10 et 2, à Baguer-Morvan 13 et 8, à Dol de Bretagne 15 et 22, à Epiniac 7 et 8, Noyal-sous-Bazouges 10 et 7. Pour cerner plus précisément le berceau de la famille il faudrait pouvoir étudier tous les mariages des 16ème et 17ème siècles mais, pour la plupart, ces tables ne sont pas encore dépouillées. Nous avons finalement trouvé l'origine de nos Pelé sur Bonnemain.

Gilles Pelé, sieur des Fresches, laboureur à la Touche Gilbert a eu deux enfants.

- Son premier fils Gabriel aura trois enfants de son remariage avec Jeanne Ménard mais n’aura pas de descendance mâle.

Sa fille Georgine veuve de Julien Couapel épousera Hyacinthe Guerche, sieur de Villecunan en Pleine Fougères, le 28 avril 1729. Ils auront pour témoins à leur mariage : Écuyer Malo de Quebriac et Maître Pierre Pasturel, notaire et procureur fiscal à Roz sur Couesnon. Leur fils, François Guerche, épousera le 19 mai 1761 Anne Dumaine fille de Guillaume Dumaine et de Gabrielle Brulay sieur et dame de Neuvelande, paroisse de Get, diocèse d’Avranches, élection de Mortain ; ils auront pour témoins messieurs : De Gaudrion Boisroux, Dubreuil de … , demoiselle Françoise Madeleine de Quebriac et Missire Laurent Brulay recteur de Saints, oncle de la mariée.

Les De Boisroux sont alors les seigneurs de La Villa.

Hyacinthe Guerche est le petit fils d’autre Hyacinthe qui fit ériger la croix de Villecunan en 1662 et dont un ancêtre, Jean Guerche époux de Gilette Baudouin, fit bâtir le manoir de Villecunan en 1626. Plus tard, Jean Ollivier, sieur de la Lande et de Villevrard, vint s’établir à Villecunan, par alliance avec Julienne Guerche en 1651, et s’y fixa. Il fit construire la chapelle en 1672.

- Le deuxième fils de Gilles Pelé, Guillaume, laboureur, épousera Françoise Jue qui décédera le 10 juin 1718 âgée de 38 ans, probablement à la naissance de sa fille Georgine. Ils auront 7 enfants dont Jacques né le 13 octobre 1715, François né le 3 avril 1711 qui épousera Thérèse Desvaux le 27 juillet 1745 et Jacquemine qui épousera Julien Gaslain, charpentier à La Touche Gilbert, le 14 mai 1739.

Il se remarie le 27 juin 1719 avec Anne Jarnouen de Roz sur Couesnon âgée de 40 ans, qui décédera le 20 novembre 1751 à La Touche Gilbert. Guillaume décédera le 7 avril 1758 à Sains.

Le livre rentier des révérends Carmes de Dol nous apprends qu’en 1745 un Guillaume Pelé sieur de la Guihommarais verse une rente à vie de 40 livres tant pour ses terres sises à Saints que celles de l’abbaye, s’agit-il de notre Guillaume ? C’est le seul qui vive à Sains à cette époque. Sur tous les actes où nous le rencontrons on peut remarquer sa très belle signature, ce qui nous montre qu’il devait avoir une très bonne instruction alors que par la suite ses enfants savent à peine signer.

On rencontre également Guillaume en tant qu’enchérisseur, le 21 mai 1727, lors de la vente des biens de Georges Raoul Guiller époux de Mathurine Bonhomme, sieur de la Roche Blanche, à la Couëture en Roz.

- François aura trois enfants dont Anne née le 23 avril 1746 qui épousera Gabriel Lamotte le 24 novembre 1763. Ils auront une très nombreuse descendance toujours présente à Sains.

- Jacques  qui exerce la profession de menuisier épouse Jeanne Françoise Morheu à Sains le 10 janvier 1741. Jeanne mineure à obtenu un décret de mariage de la juridiction de Combourg. Ils habitent à La Lande de Montomblay en 1745, puis à La Touche Gilbert où Jacques Pelé décède le 9 décembre 1750 âgé de 35 ans et est inhumé dans le cimetière le lendemain. Ils ont 7 enfants.

Seuls deux d’entre eux fonderont une famille :

- Jacquemine née le 11 janvier 1749 qui épouse François Lebas originaire de Ménilard au diocèse d’Avranches, le 7 juillet 1772 à Pleine Fougères. Le ménage s’installe à La Touche Gilbert où Jacquemine décédera le 8 avril 1804 âgée de 55 ans.

- Guillaume né le 22 juillet 1751 qui épouse Marie Métayer de Sains le 18 février 1775. Le mariage sera béni par Missire Julien Nicole. Guillaume, mineur à son mariage sera autorisé par décret d’autorité de la juridiction de l’Angevinière.
    Il exerce le métier de cultivateur et de tisserand et s’installe à La Saudrais où il décède le 21 janvier 1814 âgé de 62 ans. Ils ont neuf enfants.

deux d’entre eux fonderont une famille :

- Jacques Guillaume, né à La Touche Gilbert, épouse Françoise Bilheu et exerce le métier de tisserand.
    On trouve Jacques Guillaume habitant à la Petite Lande en 1812, à la métairie de la Pelterie en 1816, à La Quesmière en 1820, 22, 23, 28, 31. Il finira ses jours au village de La Quesmière où il décède le 5 mars 1844 âgé de 67 ans.

- Guillaume né le 26 mars 1780, charron, qui épouse Jeanne Houdan de Sains le 16 septembre 1802. Ils auront 7 enfants. Il est le chef d’une branche mâle collatérale qui donnera une nombreuse descendance dont Alexandre Pelé, garde mobile, qui fera la campagne de 1870 participant aux combats et qui sera fait prisonnier et envoyé en captivité en allemagne.

A la lecture des registres paroissiaux on constate que depuis Gilles, tous les Pelé habitent à La Touche Gilbert. Ceci n’est pas surprenant, en effet, à cette époque, le monde rural, paysan vivait en communauté familiale. Cette union familiale comprenait plusieurs générations, grands-parents, parents, enfants, les jeunes épouses des fils se joignaient à cette communauté à laquelle elle apportait ses biens. Parfois aussi le nouveau gendre s’y joignait. Tous les problèmes de cette vie communautaire étaient précisés, chacun devait apporter ses gains et ne pas s’endetter sans l’accord des autres, tous seront nourris et entretenus par ladite communauté. Ce mode de vie communautaire a perduré parfois jusqu’au milieu du 20ème siècle.

Impôts: il faut payer. [retour]

Sous l’ancien régime, les impôts étaient nombreux et pesaient lourdement sur la classe laborieuse. On les range en deux catégories : ceux qui sont assis sur la richesse acquise, assimilables à nos contributions directes que l’on dénommait fouages où taille, capitation, corvée ; les autres se percevaient sur les ventes, denrées, transactions, et correspondaient à nos contributions indirectes : devoirs, billot, enregistrement, timbre...(6)

Les fouages, qui avaient été établis au 13ème siècle, étaient en fait un impôt grossièrement proportionnel aux ressources de chaque foyer.

A ces impôts royaux, il faut ajouter les redevances féodales : corvées, banalité, péage, dîmes...(3)

Le paysan ne peut s’abriter derrière aucun privilège et paye des redevances au clergé, au seigneur et au roi. Au premier il verse les dîmes qui consistent en gerbes prélevées sur-le-champ, la moisson à peine achevée et équivalent à environ un dixième de la récolte.(3)

Au seigneur le paysan doit des redevances en argent que l’inflation, au cours des siècles, a réduites à peu de choses. En plus le seigneur prélève une partie du froment et de l’avoine. Quant aux impôts royaux, a coté des anciens comme la gabelle et la taille, ils sont complétés par la capitation créée en 1695, le dixième en 1710 puis le vingtième à partir de 1749. La capitation touchait toutes les personnes, nobles ou roturières, en proportion des revenus. L’essentiel de ces nouveaux prélèvements retombe sur les paysans.(3)

Chaque année, le conseil des finances fixait le montant des impôts repartis entre les paroisses. Les " égailleurs " paroissiaux établissaient des " rôles " où se trouvaient les noms et les sommes à verser au receveur.(6)

Il est évident que tous les paroissiens ne payent pas cet impôt, car beaucoup ne possèdent pas de maison.(6)

Parfois le paysan a du mal à payer ces impôts. Richelieu disait de lui qu’il était le " mulet de l’état ". Toutes ces charges ne lui laissaient à peine le cinquième du produit de son travail.

Ainsi en est-il de François Auvray trisaïeul maternel de notre aïeul François Pelé.

N’ayant pas acquitté son impôt, le collecteur du rôle se présente chez lui le 22 janvier 1776 accompagné du sergent général de la juridiction pour effectuer une saisie sur ses biens.

Le 22 janvier 1776.

L’an mil sept cent soixante seize le vingt deux janvier avant midi soussigné Jacques Louis Mazier sergent général et haut justicier de la juridiction de Malchapt. Demeurant à la Bégocière paroisse de Roz sur Couesnon évêché de Dol Certifie que à la requête et présence de Jean Lefebvre collecteur des vingtièmes deniers et droits y joints pour la paroisse de Saints année mil sept cent soixante quinze demeurant au lieu du clos pré... paroisse de Saints ou il fait son domicile. Mestre exprès transporté de ma demeure jusqu’à la lande de montomblay sus dite paroisse de Saints viron trois quart de lieue de mon domicile au domicile de François Auvré héritier de Marie Ameline au domicile duquel j’ay entré en compagnie dudit Lefebvre après avoir appelé deux des proches voisins dudit Auvré pour estre présent à la saisie ou exécution que j’entends faire sur les effets mobiliers dudit Auvré en cas qu’il ferait refus de payer le dit collecteur de la somme de quarante deux sols restante à payer de la somme de six livres deux sols qui est l’imposition de la dite Marie Ameline dont ledit Auvré est fils et représentant auquel avons fait sommation de faire présentement payement audit collecteur de la somme de quarante deux sols restante à payer de l’imposition des représentants Marie Ameline. En parlant audit François Auvré en son domicile susdit lequel a fait refus de payer ladite somme de quarante-deux sols due au dit collecteur, disant pour excuse aux collecteurs qu’il n’était pas seul héritier de sa mère et qu’il n’en payerait pas davantage que sa cottepart, vu lequel refus de payement nous avons déclaré aud. Auvré exécuter à son domicile en ses meubles pour avoir le payement des dits quarante-deux sols cy dessus dus ainsi que les frais du présent procez verbal, à quoi voulant procéder à l’exécution nous nous sommes saisis d’un pot d’étain, mais ayant la main sur celuy pot, ledit Auvré s’est jetté audit pot d’étain en disant qu’il ne sortirait aucuns meubles de sa maison pour la ligne cy dessus. Disant audit Lefebvre sortez et vous en allez hors d’icy il en est temps. Néanmoins le requérant le dit collecteur sus dit Mazier Sergent nous avons exécuté une petite poelle ou bassin d’airain sur laquelle ledit Auvré s’est pareillement opposé comme au pot d’étain.

Qu’enfin voyant qu’ils ne pourraient enlever aucuns des meubles dudit Auvray et qu’il persistait dans son refus de payer ladite somme de 2 livres 2 sols ils s’en étaient retirés en luy déclarant qu’ils allaient rapporter ledit procès verbal de rebellion et violences par luy faites.(12)

Condamnation. [retour]

La commission des États est d’avis de condamner François Auvray héritier représentant Marie Ameline sa mère de payer :

1°/ au dit Lefeuvre la somme de quarante-deux sols restante de son imposition au rolle des vingtièmes de la paroisse de Sains an 1775.

2°/ celle de trente sols pour dresse de la ditte requête en plus 10 sols pour frais dudit procès verbal de contrainte ce pour raison de violences, invectives et injures faittes et proférées par ledit Auvray référées au susdit procès verbal La commission est également d’avis de condamner le dit Auvray de se constituer prisonnier aux prisons de Dol pour y rester pendant vingt-quatre heures et ce au simple vu de l’ordonnance qui interviendra, laquelle sera lue et publiée au prône ou à l’issue de la grand-messe de la ditte paroisse de Sains, en cas de défaut ou refus d’obéir à la ditte ordonnance y estre contraint à ses frais par deux cavaliers de la maréchaussée à la diligence de Lefeuvre.

Fait et arrêté en commission à Dol le premier février mil sept cents soixante-seize.

Arrêté en commission des États à Rennes le 17 février 1776.(12)

La vie religieuse [retour]

Pour la population catholique, l’imbrication entre religion et vie quotidienne est totale. Les cloches ne se contentent pas d’annoncer les baptêmes, les mariages et les enterrements, elles délimitent aussi la durée de la journée de travail et appellent à la tenue des assemblées villageoises.(3)

L’église avec son saint patron titulaire, saint Pierre (8), accueille toute la population pour la grande messe dominicale. Toutes les familles se retrouvent à l’église, goûtent la chaleur humaine de la communauté paroissiale. On suit la cérémonie en respectant la hiérarchie sociale. Le seigneur et sa famille devant lorsqu’il venait à la messe du bourg, le tout venant s’entassant derrière dans la sueur et les fortes odeurs des corps échauffés par le trajet depuis le hameau ou la ferme isolée. Le lieu, le bâtiment, la foule, la musique, les chants, le recueillement, le curé, cet ami de tous, font du dimanche un jour privilégié.

Après l’office les paysans discutent des récoltes, les garçons et les filles échangent des propos sous la surveillance discrète mais efficace des mères. Si les femmes rentraient assez vite à la ferme avec leurs enfants, les hommes en revanche s’attardaient dans les débits de boissons : jeux de cartes, de palets, de boules ; les discussions prolongées de ces rencontres rompaient la solitude quotidienne du travail des champs. Pendant quelques instants l’isolement lié au bocage s’estompe.

Le curé occupe dans la vie paysanne une place prépondérante. Dans la vie de la famille il est présent à tous les événements fondamentaux. Il bénit l’union du couple, baptise les enfants, il est là aussi au moment du grand voyage de la mort. Il est pour chaque paroissien le guide consulté, au confessionnal ou, en ami, lors d’une rencontre. Il préside aussi aux relations des familles.

Pour éviter trop de dérive dans la pratique religieuse, le clergé peut compter sur l’aide des confréries pour soutenir et encadrer la piété des fidèles.(3)

A Sains, il existait une confrérie du Saint Esprit. Elle était très ancienne et elle donna naissance à l’assemblée de la Pentecôte qui subsista jusqu’à la fin du siècle dernier. Le jour de la Pentecôte, on distribuait du pain aux pauvres. Ce pain était fait avec du grain offert par les paroissiens, qui pouvaient eux aussi recevoir une part de la miche de la Pentecôte. Cette cérémonie attirait beaucoup de monde, y compris des paroisses environnantes. Pour éviter la fraude, les gens entraient par la grande porte et sortaient par le porche sud où avait lieu la distribution. C’est ce qu’on appelait "passer la miche".(4)  Chaque paroisse avait sa ou ses confréries, on connaît  une confrérie du Rosaire à Roz-sur-Couesnon dont le plus ancien document connu remonte à 1602, une confrérie du Saint-Sacrement, une confrérie du Scapulaire.

Malheureusement cette coutume dégénéra après la révolution. Voici ce qu’en rapporte l’abbé Rimasson en 1866, à ce sujet : "L’assemblée qui a continué de se tenir également à la Pentecôte n’a plus rien de louable ni surtout de religieux ; au contraire elle est exclusivement une source d’abus et de désordres, particulièrement de disputes, de batteries et d’excès de boissons. Il serait donc bien à désirer qu’on pu l’abolir entièrement dans l’intérêt de la morale et surtout de la religion".(4)

 

La mort compagne fidèle. [retour]

L'année 1639 fut une année difficile, une épidémie de dysenterie sévissant dans la région qui commença en septembre. le mal prit après un hiver, printemps, été, et automne  fort secs et ne cessa "qu'il n'eust beaucoup pleu".(11)

L’année 1740 est qualifiée dans les registres paroissiaux :

"Année de mortalité".

Qualification trop bien méritée, puisqu’il y eut 66 décès dont 58 d’adultes ; nombre à peu près quatre fois plus grand que celui d’une année moyenne ordinaire de ce temps là. Il y en eut encore 45 l’année suivante ; mais on ne dit pas quel genre de maladie fut cause de cette grande mortalité (4). On sait que ce fut une année de mauvaises récoltes.

Parmi les causes de mortalité, certaines sont liées directement à l’environnement des paysans. A coté des ruelles et des cours ou suinte le fumier et les déjections, les maisons humides représentent un danger tout aussi important. L’absence de soins corporels entraîne le développement de nombreuses infections.(3)

Parmi les premières victimes, on trouve les nouveau-nés. Il est vrai qu’on ne les lave pas ou si peu : la crasse et les croûtes prolifèrent. parce qu’elles nourrissent le cheveu! On épargne même quelques poux. car ils aspirent le mauvais sang! La mortalité infantile est extrêmement élevée : un enfant sur quatre n’atteint pas l’âge d’un an !(3)

Les adultes souffrent d’autres maux, les corps affaiblis par la disette résistent mal aux attaques des virus. Or, les mauvaises récoltes se succèdent à un rythme élevé é après 1740. L’enchaînement des faits est toujours le même, les prix s’envolent, les plus pauvres s’endettent, ils consomment leurs récoltes avant terme, puis ce qu’ils trouvent sur leurs terres. Toutes les conditions sont réunies pour que l’épidémie se développe. En quelques semaines, la mortalité s’accroît très rapidement. La maladie élimine d’abord les plus faibles, les vieillards et les convalescents. Parfois, elle disparaît aussi vite qu’elle est venue.(3)

En novembre 1741, les registres paroissiaux signalent une épidémie de mortalité de jeunes enfants.(6)

Malgré un taux de natalité important, le bilan démographique reste négatif dans la seconde moitié du 18ème siècle, la mort est sans cesse présente.

"Vieillir demeure un miracle".

LA PERIODE REVOLUTIONNAIRE.

Repères historiques : [retour]

1788 (8 août) : Décret de convocation des États Généraux.

1789 : Louis XVI convoque les états généraux.

1789 ( 14 juilet) : Prise de la bastille.

1789 (4 août)  : Abolition des privilèges.

1789 : Révolution Française.

1790 : Constitution civile du clergé.

1790 : création du département d’Ille et Vilaine le 15 janvier.

1792 (10 août) : Chute de la royauté.

1792-1795 : La constituante.

1793 (21 janvier) : Exécution de Louis XVI.

1793 : Insurrection contre la levée de 300.000 hommes.

1793 : Première chouannerie, Virée de Galerne et bataille de Dol.

1795-1799 : Le Directoire.

1795-1799 : Seconde chouannerie ; Débarquement de Quiberon.

1799-1804 : Le consulat.

1801 : Concordat avec la papauté.

1804 (2 décembre) : Sacre de napoléon 1er.

1804 : L’empire.

1805 : Austerlitz.

1810 : Mariage de Napoléon et de Marie-Louise.

1802 : Campagne de Russie.

1815 (juin) : Waterloo.

1815 : Les Cent-Jours.

Les cahiers de doléances. [retour]

Au mois de mars 1789, le recteur de Sains lit aux fidèles, assemblés dans l’église paroissiale, une lettre peu banale : "Le roi a pris la juste résolution d’entendre ses sujets sans distinction de rang et de nature. Il veut que tous concourent à nommer des députés aux états généraux et qu’ils aient la faculté de faire connaître leurs souhaits et doléances".

Sur le parvis, les hommes discutent car ce ne sont pas les raisons de mécontentement qui manquent. La médiocre récolte de 1788, celle de cette année qui ne s’annonce pas meilleure, le prix des grains s’envole. Les céréales se font rares sur les marchés et le spectre de la disette réapparaît.(3)

Quelques semaines plus tard, le premier avril 1789, les habitants de la paroisse se réunissent pour désigner deux électeurs à la réunion de la sénéchaussée de Rennes, cette dernière élisant à son tour les députés du tiers aux États Généraux. Il faut aussi rédiger un cahier de doléances, c’est à dire le recueil des vœux, plaintes et griefs qui doivent remonter jusqu’au roi, en vue de préparer les états généraux.

Le nombre de présents à l’assemblée n’est pas très élevé. A Sains quinze personnes dont Sasquien qui a rédigé l’acte, Toussaint Chambron et François Filleul.

Les notabilités de la commune, notaire, procureur fiscal, gros propriétaires et laboureurs sont présents et supervisent la rédaction du cahier de doléances. Pour cela on suit un cahier modèle : "Les charges d’un bon citoyen des campagnes". Malgré cela les cahiers de doléances sont sensiblement différents d’une paroisse à l’autre. Les principales revendications portent sur l’inégalité des impôts, qui ne sont payés ni par les nobles, ni par le clergé. D’autres injustices y sont dénoncées, comme l’impossibilité pour le tiers état d’accéder à certaines professions militaires et civiles. On rappelle aussi que le départ des jeunes pour la milice est une mauvaise chose ainsi que le privilège seigneurial des fuies et garennes et on approuve les articles contre la corvée.

[manuscrit original, version pdf]

1789. [retour]

La révolution de 1789 éveilla de grands espoirs. L’ancien régime féodal de la royauté et du servage est abattu. Le serf va être libéré. Si le fils du noble naît noble, le fils du serf naît serf. La Déclaration des Droits de l’homme change tout cela : " Tous les hommes naissent libres et égaux en droit. " En droit, oui, mais en fait ? Quoi de changé ? Le serf est devenu métayer sur la terre du propriétaire. Plus de corvée. Mais il doit donner la moitié des fruits de ses travaux à son propriétaire. Ce métayer a le sentiment d’être indépendant, mais sur le plan des fruits du travail c’est toujours moitié-moitié.

La commune. [retour]

L’assemblée constituante bouscula tous les cadres de l’ancienne administration. Elle mit sur pied une organisation rationnelle et hiérarchisée: le département, le district, le canton et la commune.

En mars 1790, la commune devient le centre de la vie politique et administrative locale ; elle devient le nouveau nom de la paroisse. Elle est administrée par une municipalité élue composée d’un maire, d’un conseil et d’un procureur. Cette assemblée, présidée par le maire formait ce que l’on appelait le " conseil général de la commune ".

Pierre Charles Lepoitevin de la Crochardière, propriétaire de La Villa devient maire de Saints.

Étapes révolutionnaires : [retour]

En mai 1790, deux drapeaux achetés pour proclamer la loi martiale sont apportés à l’église, placés auprès du maître autel et bénits par M. Julien Daron recteur, Charles Egault prêtre et Julien Nicole prêtre et procureur.(5)

Le 14 juillet 1790, le clergé et la municipalité procèdent à la fête commémorative de la prise de la Bastille.(5)

Prestation du serment. [retour]

Par le décret du 12 juillet 1790 l’assemblée constituante vota la constitution civile du clergé. Les ecclésiastiques furent obligés de prêter le serment prévu par la constitution civile. certains s’y opposèrent, d’autres non. MM. Julien Daron recteur, Charles Egault curé prêtèrent le serment civique en mai 1790 et le serment à la constitution civile du clergé le 23 janvier 1791, puis celui d’égalité le 30 septembre 1792 de la république.(5)

Calendrier républicain. [retour]

La fondation de l’an I de la république est datée du 22 septembre 1792, mais le calendrier républicain ne fut appliqué que de novembre 1793 (an II) à janvier 1806 (an XIV).

L’état civil. [retour]

Une charge nouvelle incombe à la municipalité : celle de tenir les registres d’état civil, une loi promulguée le 20 septembre 1792, confiait l’état civil aux municipalités. Les déclarations devaient être enregistrées sur trois registres distincts. Ces registres devaient être cotés et paraphés par les présidents du directoire du district, qui en recevraient les doubles et les vérifieraient.

A Sains, les registres paroissiaux se transforment en registres d’état civil le 3 novembre 1792. Ils ne sont plus tenus par les prêtres et, par la suite il ne sera plus question de baptême, mais uniquement de naissance.(6)

Sur les actes d’état civil on lit citoyen, on apprend la profession et l’adresse des témoins ainsi que des parents de l’enfant. On peut aussi y voir l’heure de naissance et le second prénom des nouveau-nés. Bientôt les registres seront imprimés et les progrès des actes de l’état civil vont continuer avec l’indication de l’âge des parents et des témoins. Les actes de décès vont aussi s’améliorer avec l’indication de l’âge et du lieu de naissance du défunt mais aussi le nom de ses parents et de son épouse.(6)

Étapes révolutionnaires. [retour]

Le 2 novembre 1792 la municipalité procède à l’inventaire des objets en argent de l’église (5).

En 1793, à partir des 4 et 5 novembre et pendant 20 jours la région sera occupée par les " troupes " de l’armée vendéenne soit à l’aller venant d’Antrain vers Dol puis Granville, soit pendant la bataille de Dol, soit au retour avec les batailles de Trans et de la forêt jusqu’à la prise du pont d’Antrain. Les "Brigands" se livrent à des actes de pillage (5)

Le 20 nivôse an II (9 janvier 1794), célébration de la fête de la Raison sur l’autel de la liberté.

Le 16 ventôse an II (6 mars 1794), ordre est donné de descendre la plus grosse cloche pour l’envoyer au chef lieu de district à Dol (5).

En 1795, les administrateurs du district de Dol tentent d’établir un classement politique des communes de leur circonscription, (5)

  • Parmi les très bonnes où républicaines : Sains, Saint-Broladre, Saint-Georges, La Boussac, Trans.
  • Assez bonne : Cendres.
  • Mélangées : Trans et Roz.
  • Faiblement républicaines : Vieux-Viel, Sougeal.
  • Très mauvaises : Saint-Marcan.

L’union du rocher. [retour]

Le 30 floréal an II (19 mai 1794), le conseil général de la commune assemblé dans le temple de la raison, en présence de tous les citoyens,  arrête que la commune de Saints portera désormais le nom de l’Union-du-Rocher et que les statues, images et croix seront enlevés.(5)

Administration. [retour]

En 1795, la constitution de l’an III supprime les districts et l’administration départementale est en relation directe avec l’administration cantonale. Ces divisions subsistent jusque sous le régime consulaire.

Sous l’empire, une nouvelle réorganisation a lieu et Pleine-Fougères devient canton avec les communes actuelles.

Rétablissement du culte. [retour]

Le 21 août 1795, le curé M. Julien Daron rouvre l’église et rétablit l’exercice public du culte connu sous le nom de culte catholique conformément aux lois décrétées à ce sujet.(5)

Durant les troubles révolutionnaires, aucun prêtre insermenté ne vint ni en cachette ni ouvertement sur le territoire de Saints et les chouans ne commirent ni assassinat ni pillage, tandis qu’ils affligeaient de leurs méfaits les communes riveraines. Peut-être cela est-il dû au fait que cette paroisse de Saints n’appartenait à aucun diocèse bien qu’enclavée dans celui de Dol.(5)

Le successeur de M. Daron en 1804 fut M. Augustin Lecarlatte, l’ancien vicaire insermenté de Roz-sur-Couesnon.(5)

Pacification religieuse ; Le Concordat. [retour]

Avec la fin de la chouannerie, pour obtenir la pacification religieuse, Bonaparte voulut rétablir une religion officielle, le catholicisme ; mais, en 1795, l’état français avait décrété la séparation des Églises et de l’État ; aussi le Premier consul rétablit-il les relations avec la Papauté par le concordat de 1801.

L’évêché de Dol disparut à la révolution de 1789 ainsi que ses anciennes juridictions. Le concordat de 1801 devait définitivement le supprimer ainsi que l’évêché de Saint-Malo. L’évêque de Rennes devenant archevêque de Rennes Dol et Saint-Malo.

Le pape Pie VI reconnaissait la vente des biens d’église sous le nom de biens nationaux ; Ces biens avaient été confisqués et vendus au profit de l’état par le décret du 2 novembre 1789 ; Les ecclésiastiques étaient payés par le gouvernement et devenaient fonctionnaires, ce dernier caractère était encore accentué par le mode de désignation des évêques : choisis par le Premier Consul, à qui ils devaient un serment spécial de fidélité, ils recevaient du Pape le pouvoir spirituel.

Et cela durera tout le 19ème siècle.

 

Sources pour ce chapitre

  • 1 - Archives familiales.

  • 2 - Anciens registres paroissiaux de la commune, Archives départementales Ille-et-Vilaine.

  • 3 - Paysan de Haute Bretagne à la veille de la Révolution, Daniel Cano, illustré par Ashley-Isabelle Rabarot, ed. Ouest-France, 1988.

  • 4 - Histoire de Sains, par Abbé Rimasson, manuscrit, archives privées.

  • 5 - Le clergé et le culte catholique en Bretagne pendant la Révolution, Paul Gustave Delarue, District de Dol, documents inédits, Rennes, 1903-1910, 6 vol., 1ere partie - 1903 - Antrain Bazouges la Pérouse Sens, 2eme partie - 1905 - commune de Dol, 4eme partie - 1908 - Trans, 5eme partie - 1908 - Combourg-Dingé, 6eme partie -Roz-sur-Couesnon -le Vivier-sur-Mer - 1910.

  • 6 - De la généalogie à l'histoire, Mes ancêtres à Sains, Fréderic Dibout, 1993-1996, 46 pages, une carte, chez l'auteur.

  • 7 - Le département d'Ille-et-Vilaine, histoire, archéologie, monuments. Paul Banéat, Rennes, Lib. moderne J. Larcher, 1927-1929, 4 vol. (574, 535, 603, 584 p.).

    8 - Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Guillotin de Corson, Rennes, Fougeray, 1880-1886, 6 vol., in 8°. (Rééd. Mayenne, E.R.O., réédition 1997, 6 volumes brochés,  4776 p.).

  • 9 - Cahiers de doléances de la sénéchaussée de Rennes pour les Etats généraux de 1789, Sée Henri et Lesort André, Rennes, Oberthur, 1909-1912, 4 vol., in 4°.

  • 10 - Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Rennes 1843-1853, Ogée J.B; Marteville A., Varin P., 2 vol, (édition revue et corrigée), Rennes, 3° édition, Mayenne, 199

  • 11 - Anciens registres paroissiaux de Bretagne, abbé Paul Paris-Jallobert, 13 vol. Rennes, 1890-1914, et inédits

  • 12 - Archives départementales Ille-et-Vilaine.

  • 13 - Tables des mariages X2 et 20, association Parchemin, Rennes

  • 14 - Seigneurs et paysans bretons du Moyen Age à la Révolution, Jean Gallet, Ouest-France université, 1992.

page réalisée en 1999, mise en ligne 18 mars 2000, mise à jour 14-mars-2010